Vaccins combinés : études
Une étude scientifique sur les risques et effets non désirés des vaccins dits "combinés" administrés aux enfants est-elle en cours ?
Question écrite de la Députée Anne Barzin.
Certains vaccins administrés aux enfants, en Communauté française, sont des vaccins dits « combinés ». Pour exemple, le vaccin hexavalent qui est une combinaison de six vaccins différents administrés en une seule injection :polio, diphtérie-tétanos-coqueluche, Haemophilusinfluenzae de type b et hépatite B.
Certaines voix s’élèvent aujourd’hui sur les risques et effets non désirés de ce type de vaccin. Interrogée en décembre dernier sur les risques possibles liés à ces vaccins combinés, vous aviez affirmé ne pas être opposée à une étude scientifique sur le sujet des effets non désirés de ce typede vaccin.
Pourriez-vous me dire si une telle étude est en cours ? Si oui, quand pourra-t-on disposer des résultats?
Si non, envisagez-vous d’en lancer une ?
Réponse de la Ministre de la Culture, de l'Audiovisuel, de la Santé et de l'Égalité des Chances de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Madame Fadila Laanan.
Tout d’abord, il me semble important de rappeler que pour qu’un médicament, en ce compris un vaccin, soit commercialisé, il doit présenter une demande et un dossier complet auprès de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). Dans le cadre de l’analyse du dossier, le médicament est analysé tant sur son innocuité que sur son efficacité thérapeutique en regard du risque relatif (dont les effets secondaires), ce qui est généralement désigné par « rapport bénéfice/risque ». Ce n’est qu’au terme d’une analyse favorable qu’une « autorisation de mise sur le marché » est
délivrée. Ensuite, l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé enregistre les effets indésirables des produits mis sur le marché et prend les mesures nécessaires comme la suspension de l’autorisation de mise sur le marché voire le retrait d’un produit du marché lorsque cela s’avère nécessaire. Le vaccin Hexavalent est commercialisé et dispose d’une autorisation de mise sur le marché.
Par ailleurs, le Conseil supérieur de la Santé, organe d’avis de l’Etat fédéral, a réitéré en 2009 sa recommandation concernant l’utilisation du vaccin hexavalent pour les nourrissons. Si le vaccin hexavalent peut, comme tout médicament, induire des effets secondaires tels qu’une rougeur, un gonflement ou une douleur au site d’injection, il présente par ailleurs l’avantage de ne pas multiplier les injections qui seraient nécessaires pour effectuer chaque vaccin séparément.
Si je ne suis en effet pas opposée à ce qu’une étude scientifique soit menée, il n’est pas de mon ressort d’en ommanditer une. D’abord, il conviendrait de constater des effets secondaires importants. Ensuite, il appartiendrait à l’Etat fédéral de décider de l’opportunité ou non d’en solliciter une. En outre, le Conseil supérieur de la Santé remet régulièrement à jour ses recommandations vaccinales et publie des fiches techniques sur les vaccins recommandés. En 2009, il a réexaminé toutes les données disponibles pour actualiser son avis et a réitéré sa recommandation d’utiliser un vaccin hexavalent contre la poliomyélite, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, l’hépatie B, l’haemophilus influenzae de type b.
Enfin, je tiens à rappeler que la vaccination est le meilleur moyen pour la prévention de certaines maladies infectieuses. Afin d’aider les parents dans leurs choix, la FédérationWallonie-Bruxelles édite notamment la brochure « Vacciner ? Mieux comprendre pour décider », laquelle est systématiquement remise aux parents des enfants. Elle contient de nombreuses informations utiles quant à la vaccination, les craintes et les maladies contre lesquelles les vaccins protègent.

