Informatisation des commandes de vaccins
Dans le cadre du programme de vaccination de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les parents ont à leur disposition des vignettes papiers pour la vaccination gratuite de leurs enfants. Le format papier de ces vignettes pose une série de problèmes à l'utilisation (délais de commande, perte des vignettes). Qu'en est-il aujourd'hui du projet d'informatisation des commandes de vaccins?
Question écrite de la Députée Anne Barzin.
Actuellement, le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie-Bruxelles met à la disposition des parents, via le carnet ONE notamment, des vignettes indispensables pour la vaccination gratuite de leurs enfants.
Au moment du vaccin, les parents remettent au médecin la ou les vignette(s) correspondante(s) pour lui permettre de gérer son stock.
L’utilisation de ces vignettes papiers pose une série de problèmes pour la commande des vaccins par le médecin, notamment au niveau des délais des commandes. Ces dernières ne peuvent, en effet, être faites que quand le médecin dispose de cinq vignettes. Les vaccins arrivent alors parfois après le patient…
Autres problèmes : la perte de ces vignettes par les parents distraits…
Interrogée par mon Collègue, Willy Borsus en novembre dernier, vous aviez annoncé qu’une réflexion était en cours sur la mise en place d’un nouveau système.
Cette réflexion a apparemment bien avancé puisque le Journal du Médecin a annoncé début septembre que la Fédération Wallonie-Bruxelles avait l’intention d’abandonner le système des vignettes pour passer à un programme complètement informatisé.
Un projet pilote serait expérimenté en 2011 et l’objectif fixé pour une application générale est septembre 2012.
Quel est exactement ce projet pilote ? Est-il déjà testé ? Si oui, comment cela se passe-t-il ? Quels sont les vaccins concernés ?
Quel type de programme informatique sera, à terme, mis en place ? A qui sera-t-il ouvert ?
Quel est le coût de cette informatisation ?
Réponse de la Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Egalité des chances, Madame Fadila Laanan.
Le projet d’informatisation des commandes de vaccins qui est actuellement en cours de réalisation consiste à permettre de commander les vaccins mis à disposition par la Fédération Wallonie-Bruxelles via Internet.
Il est à noter qu’aussi longtemps que tous les vaccinateurs ne seront pas informatisés, le système des vignettes sera maintenu parallèlement au système informatique.
La mise en œuvre de ce système électronique de commande de vaccins sera progressive.
Dans un premier temps, il s’agira de faire fonctionner le système pour la vaccination adolescente quelque soit le vaccinateur, institutionnel (les services de promotion de la santé à l’école et les centres de planning familial) ou privé (les médecins généralistes, les pédiatres et les gynécologues).
A terme, tous les vaccins du circuit de la Fédération Wallonie-Bruxelles seront concernés. Dans cette perspective, de nouveaux contacts seront pris avec l’ONE pour développer le calendrier de préparation du passage à ce nouveau système de commande en 2013, pour la vaccination de la petite enfance.
Des réunions et discussions entre la Direction générale de la Santé, l’Etnic, la plateforme E-health et les responsables du programme vaccination en Communauté flamande, il ressort que la solution la plus efficiente sera l’implantation du programme « Vaccinnet » de la Communauté flamande en l’adaptant aux conditions opérationnelles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce programme devrait fonctionner sur une plateforme « Oracle », pour laquelle il a été conçu.
La conduite du projet a été confiée à l’association Provac dans le cadre de la convention annuelle qui lie cette dernière à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Un budget de 46.000 euros lui est alloué à cet effet, auquel devront naturellement s’ajouter les frais liés à l’acquisition de la plateforme et de l’hébergement de l’application quand celle-ci sera en mesure de fonctionner.
Les premiers tests sont prévus en avril prochain dès que les autorisations nécessaires de la Commission de la protection de la vie privée et du Fedict (Service public fédéral de Technologie de l’Information et de la Communication) auront été obtenues.

