L’aménagement de la dalle de la gare
Intervention de Anne Barzin, Echevine des Affaires économiques, en réponse à la question de Frédéric Laloux, Conseiller communal, concernant l’aménagement de la dalle de la gare - Conseil communal du 16 février 2009
En ce qui me concerne, je souhaiterais aborder certains éléments complémentaires de réponses à propos du volet « commerce » des projets d’aménagements futurs.Comme le Bourgmestre vient de le rappeler, depuis maintenant deux ans, nous avons reçu à plusieurs reprises les représentants de la SNCB chargés d’élaborer un cahier des charges pour l’occupation de la dalle de la gare.
Dans ce cadre, nous leur avons fait part de notre souhait de ne pas voir s’y développer une implantation à la seule fonction commerciale mais davantage des aménagements alliant une certaine mixité fonctionnelle entre des fonctions administratives, des activités de services et de petites cellules commerciales liées à l’activité de la dalle. Cette mixité ayant pour but d’étendre la plage horaire des activités sur le site et de favoriser les combinaisons entre elles.
Cette vision du développement de la dalle de la gare a été arrêtée par délibération du Collège communal le 3 juillet 2007.
Par ailleurs, je tiens à rappeler que notre déclaration de politique générale annonçait que nous entendions préserver et dynamiser le tissu commercial de Namur en s’opposant au développement non contrôlé de complexes commerciaux de nature à lui porter préjudice, mais que nous devions aussi faire preuve d'anticipation et intégrer à notre stratégie de développement les enjeux liés à l'évolution des pratiques de commerce et des habitudes d'achat.
C’est ce que nous tentons de faire aujourd’hui en refusant le développement anarchique d’une méga galerie commerçante sur la dalle et en y privilégiant d’autres activités tout en gardant à l’esprit le potentiel développement d’une surface de commerces sur l’actuel îlot de la gare des bus.
Comme l’a dit le Bourgmestre et je partage son avis, préserver notre tissu commercial doit être une démarche active et non passive.
En effet, il convient de rappeler que les diverses premières esquisses d’aménagement de la dalle de la gare en galerie commerçante portaient sur des projets de fonctions commerciales allant jusqu’à 53.000m².
Aujourd’hui, le projet de l’îlot de la gare des bus s’élèverait aux environs de 17.000m² en y conservant le C&A et en augmentant la capacité de parking au profit de tous les commerçants de Namur pour lesquels la problématique du parking reste un élément clef.
Il convient également de souligner que la situation particulière de cet îlot face à la rue de Fer permettrait de créer un lien direct avec les deux principales artères commerçantes pour étendre leur zone de chalandise.
Il faut aussi rappeler que ce dossier devra être analysé au regard de la législation sur les implantations commerciales et des contraintes d’aménagement du territoire, urbanistiques et architecturales.
Si ce pôle commercial devait voir le jour, il devra à la fois se positionner comme un atout pour le dessus de la Ville et comme un maillon du commerce namurois qui renforcera l’offre pour en augmenter l’attractivité commerciale et dès lors y amener de nouveaux chalands potentiels. Cette vision permettra d’apporter un plus au commerces existants sans en détricoter l’actuelle viabilité.
Il va, par ailleurs, de soi que les commerçants seraient consulté sur le sujet. Par ailleurs, il faudra également tenir compte de la face arrière de cet ensemble commercial mais aussi au niveau de la dalle de la gare afin que ces édifices offrent une vue agréable et un lien nécessaire avec le quartier de Bomel. Cet impératif avait, je le rappelle, également été rappelé par le Collège dans les recommandations faites à la SNCB quant à l’aménagement de la dalle.
Anne Barzin, Echevine des Affaires économiques

